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Jeunes et emploi : Défis et solutions pour une insertion réussie

En France, l’insertion professionnelle des jeunes reste un parcours semé d’embûches. Entre taux d’emploi préoccupants et obstacles multiples, quelles solutions existent pour transformer l’essai ?

L’insertion professionnelle des jeunes: un enjeu économique et humain

En comparaison avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’insertion professionnelle des jeunes est beaucoup plus lente en France. Ainsi, deux ans après la fin de leur scolarité, les jeunes sortant d’études à 18 ans ont un taux d’emploi plus faible de 15 points de pourcentage par rapport à l’Allemagne et de 30 points par rapport au Royaume-Uni.

En plus, l’emploi des non-qualifiés, jeunes et moins jeunes, s’effondre, révélant l’extrême difficulté de ceux qui sortent sans qualification du système éducatif à s’intégrer sur le marché du travail.

De fait, cette réalité impacte leur autonomie financière et creuse les inégalités sociales. En plus, le pays voit ses recettes fiscales diminuer et ses dépenses sociales augmenter.

Les jeunes NEET : Un public vulnérable face à des obstacles multiples

Près d’un jeune sur cinq âgé de 15 à 29 ans est en France considéré comme NEET (ni en emploi, ni en formation, ni en études). Ce chiffre est supérieur à la moyenne européenne. Il y a donc urgence à agir.

De fait, ces jeunes cumulent plusieurs difficultés :

  • Manque de réseaux et de capital culturel : Sans contacts dans les secteurs qui les attirent (par exemple numérique, spectacle), ils peinent à accéder aux bonnes sources d’information. Ils ont aussi du mal à bien valoriser leurs compétences dans les entretiens d’embauche.
  • Problèmes de confiance et de motivation : Syndrome de l’imposteur ou difficultés à s’adapter au monde professionnel freinent leurs démarches.
  • Formations inadaptées : Beaucoup subissent des orientations non choisies ou suivent des cursus trop généralistes.
  • Santé fragilisée : Troubles psychiques ou handicaps physiques amplifient les discriminations.

Un cercle vicieux alors s’enclenche : Sans expérience, pas de premier emploi ; sans emploi, pas d’expérience.

Des solutions concrètes pour booster l’insertion

Notre série d’articles sur l’insertion professionnelle décrit plusieurs approches pour aider les jeunes à surmonter ces défis :

  1. La théorie socio-cognitive : Apprendre en observant

Développée par Albert Bandura, cette méthode mise sur l’observation de modèles (par exemple des mentors) et les retours constructifs. En reproduisant des comportements réussis, les jeunes gagnent en compétences et en confiance.

  1. L’entretien motivationnel : Clarifier les objectifs

Approche structurée, cet outil aide à surmonter l’ambivalence des jeunes vis-à-vis de l’emploi. Il renforce la motivation et l’autonomie, comme le confirment des études récentes. Il libère la parole et révèle les aspirations cachées.

  1. Le réseautage : Construire un carnet d’adresses

Accéder à des réseaux professionnels permet de créer des opportunités dans des domaines ciblés. C’est un atout clé pour compenser le manque de capital social.

  1. Valoriser les compétences transférables

Face aux erreurs d’orientation, identifier des savoir-faire réutilisables (par exemple communication, gestion de projet) offre une seconde chance.

  1. Préparer l’oral et les entretiens

Travailler l’expression orale et simuler des entretiens d’embauche permet de mieux se vendre aux employeurs.

Conclusion : Un accompagnement sur-mesure pour redonner espoir

L’insertion professionnelle des jeunes ne se résume pas à des statistiques. Elle demande des méthodes adaptées, combinant soutien psychologique, formations ciblées et mentorat. En agissant sur ces leviers, les jeunes peuvent reprendre contrôle de leur avenir – et la société y gagner en cohésion.

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Communication Insertion professionnelle Toastmasters

Être prêt pour l’entretien : les clés d’une préparation réussie

Un entretien se gagne avant même de franchir la porte. Voici comment une bonne préparation va transformer votre prochain rendez-vous en succès.

Une étude américaine a révélé que la performance d’un candidat en entretien avait deux fois plus d’impact que son expérience en lien avec le poste. Autrement dit, sa capacité à organiser ses réponses et à gérer son image joue un rôle fondamental. Ainsi, réussir un entretien d’embauche ne s’improvise pas ; cela repose sur une préparation minutieuse. Il ne s’agit pas seulement de connaître son CV par cœur. Au contraire, il faut également développer une véritable stratégie et s’appuyer sur des outils adaptés afin de maximiser ses chances de succès.

COMPRENDRE L’ENTREPRISE ET LE POSTE

Avant même de répondre aux questions d’un recruteur, il est primordial de bien connaître le terrain sur lequel vous allez évoluer. Pour commencer, renseignez-vous sur l’entreprise : ses valeurs, ses projets récents et son actualité, en consultant son site Internet. Ensuite, analysez attentivement la fiche de poste dans le but d’identifier les compétences attendues et de les comparer à votre propre parcours. Plus vous serez informé sur les attentes du recruteur, plus vous serez en mesure d’adapter vos réponses et de valoriser efficacement votre candidature.

Un outil comme ChatGPT peut grandement faciliter cette préparation en fournissant un résumé clair des attentes et une analyse détaillée des compétences requises. Prenons l’exemple de William, titulaire d’un CAP en logistique, qui reherche un poste de préparateur de commandes. En étudiant les annonces, il découvre qu’une enseigne de magasins de sport recherche un réceptionnaire-stockiste en CDD à Paris. Le poste implique la gestion de la réception, du stockage, du tri et des retours des marchandises, ainsi que la participation à l’organisation de la réserve et aux inventaires.

Pour mieux comprendre les compétences essentielles à ce rôle, William interroge ChatGPT. L’outil lui fournit une liste détaillée, incluant la gestion des flux de marchandises, le suivi des retours et du service après-vente, ainsi que des qualités personnelles clés telles que la rigueur, l’organisation et l’autonomie. De plus, il apprend que son expérience en logistique et sa pratique d’un sport en lien avec l’univers de l’enseigne peuvent être des atouts supplémentaires. Grâce à cette analyse, William sait précisément quelles expériences professionnelles mettre en avant pour démontrer qu’il possède les compétences recherchées.

Peaufiner son pitch personnel

Une présentation percutante de votre parcours et de votre projet professionnel est un atout essentiel pour capter l’attention du recruteur. Pour être efficace, elle doit être claire, concise et bien structurée. Préparez un pitch de 2 à 3 minutes qui mette en avant vos compétences, vos expériences et votre motivation. Ensuite, entraînez-vous à le répéter jusqu’à ce qu’il devienne fluide et naturel. Pour affiner votre discours, enregistrez-vous et réécoutez-vous afin d’identifier les points à améliorer, qu’il s’agisse du ton, du rythme ou de la clarté du message.

Pour aller encore plus loin, les réunions d’un club de prise de parole en public, comme Toastmasters, constituent un excellent terrain d’entraînement. En vous exerçant devant un public bienveillant, vous recevez des retours constructifs qui vous permettent de renforcer votre aisance, d’améliorer votre confiance en vous et d’augmenter l’impact de votre discours. Plus vous vous entraînerez, plus vous serez à l’aise et convaincant face au recruteur.

Anticiper les questions et structurer ses réponses

Certaines questions reviennent fréquemment en entretien, comme « Parlez-moi de vous », « Pourquoi ce poste ? » ou encore « Quels sont vos points faibles ? ». Pour y répondre efficacement, il est essentiel de structurer ses réponses de manière claire et convaincante. La méthode des réalisations probantes est un outil particulièrement utile, permettant d’illustrer vos propos avec des exemples concrets et percutants.

Grâce à ChatGPT, vous pouvez identifier les questions les plus probables en fonction de la fiche de poste et de votre CV. L’IA peut également vous proposer des réponses et vous donner un retour sur leur clarté et leur pertinence. Cette approche vous permet d’anticiper les attentes du recruteur et d’affiner vos arguments.

exemples de questions

Reprenons l’exemple de William, convoqué à un entretien pour le poste de réceptionnaire-stockiste. Avant son rendez-vous, il interroge ChatGPT après avoir fourni son CV. L’IA lui génère une liste de questions couvrant plusieurs aspects clés du poste :

  1. Parcours et motivations
    • Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans la logistique ?
    • Quels aspects du métier de réceptionnaire-stockiste vous attirent le plus ?
    • Pouvez-vous nous parler de votre formation (CAP Opérateur Logistique) et de ce que vous y avez appris ?
  2. Expériences professionnelles et stages
    • Quelles missions avez-vous réalisées lors de vos stages chez CENEXI, Lapeyre ou SFIC Pantin ?
    • Pouvez-vous donner un exemple de situation où vous avez dû gérer une tâche complexe ou urgente ?
    • Qu’avez-vous appris de vos expériences en gestion de stock ou en préparation de commandes ?
  3. Compétences techniques
    • Comment procédez-vous pour vérifier une livraison et gérer les écarts éventuels ?
    • Quelles sont les étapes clés d’un inventaire bien organisé ?
    • Avez-vous déjà utilisé des logiciels ou outils spécifiques pour enregistrer et gérer les flux de marchandises ?
  4. Qualités personnelles et comportement en entreprise
    • Comment organisez-vous votre travail pour respecter les délais lors de pics d’activité ?
    • Pouvez-vous nous donner un exemple où votre esprit d’équipe a été un atout pour atteindre un objectif ?
    • Comment réagissez-vous face à un problème inattendu (ex : un produit manquant ou abîmé) ?
  5. Connaissance du poste et de l’entreprise
    • Pourquoi avez-vous postulé pour ce poste dans notre entreprise ?
    • Comment pensez-vous contribuer au bon fonctionnement de l’équipe ?
    • Êtes-vous à l’aise avec les missions variées du poste, comme le tri, la réception et la gestion des retours ?

En se préparant avec ces questions, William peut structurer ses réponses en mettant en avant ses compétences, ses expériences et sa motivation. Cette démarche lui permet d’être plus à l’aise et convaincant lors de son entretien, augmentant ainsi ses chances de succès.

Préparer sa communication non verbale

Une enquête de CareerBuilder, menée auprès de plus de 2 500 responsables du recrutement, a révélé que l’absence de contact visuel (67 % des répondants), le manque de sourire (38 %) et une gestuelle excessive (33 %) réduisent significativement les chances d’un candidat d’être embauché. Ces éléments non verbaux influencent fortement la perception du recruteur et peuvent faire la différence entre une candidature retenue ou écartée.

Votre posture, votre regard et votre sourire sont donc aussi importants que vos mots. Il est essentiel d’adopter une posture ouverte, de se tenir droit et de maintenir un contact visuel naturel, sans pour autant fixer excessivement son interlocuteur. Ces signaux montrent votre assurance et votre engagement dans l’échange.

L’intonation de votre voix joue également un rôle clé : une voix posée et dynamique inspire confiance et renforce l’impact de vos propos. À cela s’ajoutent les gestes, qui doivent accompagner votre discours de manière naturelle et modérée, sans excès qui pourraient distraire l’interlocuteur.

Pour améliorer ces aspects, Toastmasters est une ressource précieuse. En vous exerçant à parler en public dans un cadre bienveillant, vous apprendrez à maîtriser votre langage corporel, ajuster votre posture et gérer votre stress. Ainsi, en assistant régulièrement à des sessions Toastmasters, vous pourrez recevoir des retours constructifs et affiner progressivement votre présence scénique, augmentant ainsi vos chances de réussir votre entretien.

Simuler l’entretien : la clé de la confiance

Rien ne vaut une simulation réaliste pour bien se préparer à un entretien. Entraînez-vous en jouant le rôle du candidat face à un proche ou un mentor, et si possible, enregistrez-vous en vidéo. Cette méthode vous permettra d’analyser vos performances et d’identifier vos points forts ainsi que vos axes d’amélioration, qu’il s’agisse de votre voix, de votre posture ou de la clarté de vos réponses.

Pour maximiser l’efficacité de cet exercice, reproduisez les conditions réelles : habillez-vous comme pour l’entretien, choisissez un environnement calme et professionnel, et chronométrez vos réponses pour ne pas dépasser deux minutes par question, une durée idéale pour rester clair et percutant.

Par ailleurs, l’intelligence artificielle peut aussi être un outil précieux pour affiner votre préparation. Par exemple, ChatGPT peut simuler des interactions avec un recruteur et vous proposer des retours sur vos réponses. Vous pouvez également utiliser des outils de transcription vocale, comme cet outil gratuit, pour analyser la  pertinence de vos réponses.

De plus, les réunions Toastmasters offrent une excellente opportunité de mise en situation devant un public bienveillant. En participant à ces sessions, vous recevrez des retours constructifs sur votre élocution, votre aisance et votre langage corporel. Avec une pratique régulière, vous développerez votre confiance et serez prêt à convaincre le jour J.

Pour finir

Se préparer à un entretien est un investissement essentiel pour maximiser ses chances de succès. Cela passe par une bonne connaissance de l’entreprise, une anticipation des questions, une présentation soignée et un entraînement à l’oral. Chacune de ces étapes contribue à renforcer votre aisance et votre crédibilité face au recruteur.

Pour vous perfectionner, des outils comme ChatGPT peuvent vous aider à affiner vos réponses et obtenir des retours constructifs. De plus, participer à des réunions Toastmasters vous permet de vous entraîner dans des conditions réelles. Vous y améliorez votre prise de parole en public et gagnez en confiance.

En combinant préparation stratégique et entraînement pratique, vous transformez chaque entretien en une véritable opportunité de réussite.

 

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Les Compétences: Un Atout Inestimable dans la Recherche d’Emploi

De nos jours,  ce sont les compétences qui retiennent l’attention des recruteurs. Découvrez comment les identifier et les mettre en avant

Les compétences sont, sans aucun doute, au cœur de notre capacité à réussir dans divers contextes professionnels et personnels. Mais alors, qu’entend-on exactement par “compétences” ? De fait, une compétence se définit comme la capacité à accomplir certaines tâches de manière maîtrisée, reproductible et traduisible en performances concrètes. Par ailleurs, cette notion englobe différents types de savoirs qui, lorsqu’ils sont combinés, permettent d’exceller dans des environnements variés.

Hard skills ou soft skills?

Tout d’abord, il est essentiel de distinguer deux grandes catégories de compétences : le savoir-faire et le savoir-être. Le savoir-faire, aussi appelé “hard skill”, fait référence aux compétences techniques, c’est-à-dire des aptitudes spécifiques qui permettent de travailler efficacement avec des outils, des données ou des personnes. Par exemple, savoir programmer, maîtriser un logiciel ou analyser des données sont des savoir-faire.

En revanche, le savoir-être, ou “soft skill”, regroupe les qualités personnelles et comportementales. Ces compétences sont moins techniques mais tout aussi cruciales. Elles incluent des aptitudes comme l’empathie, la communication, la gestion du stress ou encore la capacité à collaborer dans une équipe. Ensemble, le savoir-faire et le savoir-être créent un équilibre indispensable pour s’adapter et réussir dans des contextes variés.

Compétence spécifique ou transférable?

Une autre distinction importante concerne les compétences spécifiques et les compétences transférables. Les compétences spécifiques sont directement liées à un domaine ou à une fonction particulière. Par exemple, savoir créer des macros sur Excel peut être une compétence précieuse pour un architecte qui gère des modèles complexes. Cependant, cette aptitude peut ne pas être pertinente dans un autre secteur.

A l’inverse, les compétences transférables sont universelles. Elles peuvent être appliquées dans plusieurs contextes. Ce sont des aptitudes acquises dans un poste ou un secteur donné. Cependant, elles restent pertinentes dans d’autres rôles ou industries. Prenons l’exemple d’un dentiste. Réaliser des détartrages est une compétence spécifique à son domaine. En revanche, l’accueil des patients ou la capacité à mettre les gens en confiance sont des compétences transférables. Ces qualités interpersonnelles sont précieuses dans de nombreux métiers. Cela inclut la gestion de projet, la formation ou le management.

Les compétences transférables se révèlent particulièrement stratégiques dans un monde du travail en constante évolution. Elles permettent de s’adapter rapidement à de nouveaux rôles et d’explorer des opportunités variées. Par exemple, une bonne maîtrise des outils bureautiques comme Excel est une compétence technique transférable, utile dans une multitude de professions. Ainsi, bien qu’un ancien poste ait été spécifique, ces compétences larges offrent une flexibilité et augmentent l’employabilité.

En définitive, que ce soit par des savoir-faire techniques ou des savoir-être relationnels, spécifiques ou transférables, chaque compétence contribue à construire un profil professionnel riche et adapté.

pourquoi répertorier ses compétences ?

Dans un marché du travail en constante évolution, faire l’inventaire de ses compétences est une étape clé pour valoriser son parcours et s’adapter aux exigences actuelles. Identifier ses compétences transférables et savoir les mettre en avant constitue une véritable force, en particulier dans un univers professionnel où mobilité et adaptabilité sont devenues des atouts essentiels.

D’abord, cette démarche permet d’acquérir une meilleure assurance dans ses capacités. A ce titre, dans la méthode AVARAP, les cadres en situation de transition professionnelle passent six semaines à identifier leurs compétences à travers ce qu’on appelle des réalisations probantes. Pour beaucoup, c’est une révélation qui leur fait prendre conscience de la richesse de leur parcours.

Ensuite, cet inventaire aide à identifier des cibles professionnelles pertinentes. À partir des compétences recensées, il devient possible de déterminer des métiers ou secteurs adaptés, que ce soit par des approches individuelles comme la méthode du diamant ou collectives comme la récolte AVARAP.

Faire ce travail est également crucial pour valider l’adéquation entre ses compétences et les exigences d’un projet professionnel. Prenons l’exemple d’Amina. Ainsi, en comparant ses propres compétences de juriste à celles demandées dans une offre d’emploi, elle a pu se convaincre qu’elle était prête pour le poste.

Enfin, cela permet de mieux se présenter face aux recruteurs. En illustrant ses compétences avec des exemples concrets, on se différencie et on démontre sa valeur. C’est aussi un atout précieux pour réussir une reconversion, comme Florent, qui a prouvé que ses compétences transférables pouvaient soutenir un changement de carrière du marketing vers…la menuiserie.

Comment identifier ses compétences ?

Que vous soyez en pleine réflexion sur votre carrière ou en reconversion, un processus structuré vous permettra de construire une base solide pour avancer en identifiant vos compétences. Voici comment procéder.

Étape 1 : Écrire une histoire de vie

Commencez par faire un bilan en racontant une histoire issue de vos expériences passées : emplois, stages, projets scolaires, bénévolat, ou activités personnelles. Choisissez un épisode marquant qui illustre un défi relevé ou une réussite dont vous êtes fier et que vous avez pris plaisir à accomplir.

Décrivez cette histoire en plusieurs parties :

  • Un objectif : quel était le but que vous souhaitiez atteindre ?
  • Des obstacles : quels défis ou contraintes avez-vous rencontrés (par exemple, un budget limité ou un délai court) ?
  • Les étapes suivies : détaillez les actions mises en œuvre pour avancer.
  • Les résultats : mentionnez les résultats obtenus, idéalement en les quantifiant (par ex. augmentation des ventes de 20 %, lancement réussi d’un projet).
Étape 2 : Analyser les compétences utilisées

Une fois cette histoire rédigée, identifiez les compétences mobilisées pour atteindre vos objectifs. Pour cela, vous pouvez utiliser une grille d’évaluation qui recense différents types de compétences. Pour chaque compétence, posez-vous la question : “Ai-je utilisé cette compétence dans cet épisode ?” et cochez la case correspondante.

Étape 3 : Répéter l’exercice

Ne vous limitez pas à une seule histoire. Répétez le processus avec au moins six autres expériences significatives (la méthode AVARAP en demande 20 au minimum aux cadres qu’elle accompagne…). Cela permettra d’obtenir une vision plus complète et représentative de vos compétences.

Étape 4 : Identifier les motifs et priorités

À partir des compétences relevées dans vos histoires, recherchez des motifs récurrents. Quelles sont les compétences que vous avez utilisées le plus souvent ? Lesquelles vous procurent le plus de satisfaction ? Déterminez ensuite les dix compétences principales qui vous définissent le mieux.

Etape 5 : Exploiter votre portefeuille de compétences

Une fois ce portefeuille constitué, vous pouvez l’utiliser de différentes façons en fonction de vos besoins :

  • Si vous avez un projet professionnel précis : comparez vos compétences avec les exigences des postes ou métiers qui vous intéressent. Mettez en avant celles qui correspondent et identifiez celles qui vous manquent. Ces lacunes pourront devenir des objectifs de formation pour maximiser vos chances de succès.
  • Si vous êtes en phase d’exploration : votre portefeuille de compétences peut servir de point de départ pour des outils comme la méthode du diamant ou la récolte AVARAP mentionnées précédemmment. Ces approches vous aideront à identifier des métiers ou secteurs où vos compétences seraient particulièrement valorisées.

Ainsi, identifier ses compétences est un exercice précieux qui permet de mieux se connaître, de donner une direction claire à sa carrière et de s’armer pour répondre aux attentes du marché du travail.

Conclusion

Vos compétences sont comme des pierres précieuses brutes. Elles peuvent sembler ordinaires au premier regard. Cependant, une fois taillées et polies, elles révèlent leur véritable valeur et éclat.

Que vous soyez au début de votre parcours ou en quête de nouveaux horizons, vos compétences sont des atouts. Chaque compétence identifiée et développée devient une clé. Cette clé peut ouvrir des portes vers des opportunités inattendues. Saisissez cette opportunité dès aujourd’hui. Commencez votre propre inventaire et identifiez vos forces. Transformez-les en leviers pour atteindre vos objectifs.

Au bout du chemin, vous ne trouverez pas seulement un emploi. Vous construirez une carrière qui vous ressemble et vous inspire.

 

 

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Les étapes essentielles pour réussir sa recherche d’emploi

De l’introspection à l’action : suivez notre guide pour trouver votre voie professionnelle

Depuis plusieurs années, j’accompagne toutes sortes de personnes en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle : cadres avec l’AVARAP, jeunes bénéficiaires de missions locales, seniors en quête de sens, etc. Pour ce faire, j’utilise une méthode structurée et efficace. Celle-ci se décline en trois étapes essentielles : “Ce que je suis”, “Ce que je veux être”, et “Ce que je vais faire”.

Dans cet article, je décris ces étapes qui vont vous aider à trouver votre voie professionnelle.

Ce que je suis

La première étape consiste à faire votre bilan personnel et professionnel. En effet, il s’agit de prendre le temps de réfléchir à votre parcours, vos compétences, vos valeurs et vos motivations. Cette introspection est cruciale pour mieux comprendre qui vous êtes et ce que vous avez à offrir.

  1. Identifier ses compétences (futur lien) : Tout d’abord, faites le point sur vos expériences professionnelles passées, vos réussites, et les compétences que vous avez acquises. Ensuite, quelles sont les tâches que vous avez le plus appréciées ? Quelles sont celles dans lesquelles vous avez excellé ? Ainsi listez vos compétences techniques et comportementales. Pensez également à vos compétences transférables, celles qui peuvent être utiles dans différents contextes professionnels. Ces capacités sont utilement appuyées par des réalisations probantes.
  2. Explorer ses valeurs et motivations (futur lien) : Par ailleurs, qu’est-ce qui est important pour vous dans votre travail ? Quelles sont vos aspirations profondes ? Vos besoins matériels (salaires, conditions de travail)? Répondre à ces questions vous aidera à définir un cadre de travail qui vous correspond.
  3. Formaliser son parcours : Enfin, exprimez dans un cv (futur lien) vos expériences professionnelles et votre formation.
Ce que je veux être

Une fois que vous avez une vision claire de ce que vous êtes, il est temps de définir ce que vous voulez devenir. Aussi, cette étape est axée sur la projection dans l’avenir et la définition de vos objectifs professionnels.

  1. Définir ses aspirations professionnelles (futur lien vers la méthode du diamant de Bolles) : Quels sont les métiers qui correspondent à vos compétences et à vos aspirations ? Quel type de poste ou de secteur d’activité vous attire ? Quelles sont les (trois au plus) cibles professionnelles que vous souhaitez explorer ?
  2. Rechercher des informations: Informez-vous sur les secteurs et les métiers qui vous intéressent. Quelles sont les entreprises qui recrutent. Rencontrez des professionnels, participez à des salons, et consultez des ressources en ligne pour mieux comprendre les opportunités et les défis de ces domaines. Pour cela, l’entretien informatif est un outil privilégié
  3. Formaliser son projet professionnel : Établissez des objectifs clairs et réalistes. Quelles sont les étapes nécessaires pour les atteindre ? Quelles sont les compétences ou les formations supplémentaires dont vous pourriez avoir besoin ?
Ce que je vais faire

La dernière étape de la méthode consiste à passer à l’action. Il s’agit de mettre en place un plan concret pour atteindre vos objectifs professionnels.

  1. Elaborer son plan d’action (futur lien) : Décomposez vos objectifs en actions concrètes et planifiez-les dans le temps. Quelles sont les premières étapes à franchir ? Quels sont les délais que vous vous fixez ?
  2. Mobiliser les ressources nécessaires : Identifiez les ressources dont vous disposez pour réaliser votre plan. Cela peut inclure votre réseau professionnel, des formations, ou des outils de recherche d’emploi (simulation d’entretiens – futur lien – par exemple).
  3. Définir ses offres de service (futur lien): Personnalisez votre projet professionnel selon les secteurs ou les entreprises où vous postulez
Parcours de prise en charge d’un bénéficiaire

A partir de cette démarche générale, un bénéficiaire peut être pris en charge de différentes manières en fonction de son point de départ, selon le logigramme suivant:

S’il n’a pas encore d’idées claires sur son projet professionnel, soit qu’il soit en formation ou qu’il hésite entre plusieurs options, il utilisera l’approche “Ce que je suis” (en rouge) pour faire le point sur ses compétences et ses valeurs

Dans le cas où il a déjà des idées de métiers qu’il souhaiterait exercer (cible professionnelle), il recherchera des informations pour lui permettre de choisir entre elles le bon projet professionnel “Ce que je veux être” en vert).

Si son projet professionnel est clair, il pourra enchaîner directement sur la mise en œuvre de celui-ci (“Ce que je vais faire” en bleu)

Conclusion

Cette méthode est un outil puissant pour toute personne en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle. En suivant ces trois étapes – “Ce que je suis”, “Ce que je veux être”, et “Ce que je vais faire” – vous pouvez  identifier vos compétences, choisir un métier et élaborer un plan d’action concret pour atteindre vos aspirations professionnelles.

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L’Art Subtil du Réseautage Professionnel

Maximisez vos opportunités professionnelles grâce à un réseau solide et bien entretenu.

Dans un contexte où le marché du travail mute profondément, bien comprendre et utiliser la démarche réseau est indispensable pour que joue à plein son plein effet de levier.

Cet article décrit la démarche pour réussir dans cet art subtil du réseautage: comment construire son réseau? Quel rôle pour les réseaux sociaux ? De quelle manière se préparer ses entretiens réseau ? Ou entretenir son réseau ?

Pourquoi le réseau est-il si important?

Le réseautage joue un rôle crucial dans l’insertion professionnelle pour plusieurs raisons. Tout d’abord, beaucoup d’opportunités d’emploi sont absentes des sites d’annonces comme Indeed. A la place, recommandations et contacts personnels y pourvoient. Aussi parler de votre projet à votre entourage augmente vos chances d’être recommandé ou de rencontrer des personnes influentes dans votre domaine.

Ensuite, en réseautant, vous pouvez échanger des idées, des expériences et des conseils avec d’autres professionnels, ce qui enrichit votre projet professionnel et vos arguments en entretien. De plus, grâce à un entretien réseau, vous laissez une trace suffisamment positive pour que, quand l’opportunité se présentera, votre interlocuteur pense à vous pour un poste qu’il doit pourvoir. Ou bien pour vous recommander auprès d’une de ses connaissances qui cherche un profil tel que le vôtre.

Enfin, l’essor des réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn rend le réseautage plus accessible et permet de se connecter facilement avec des professionnels d’horizons très divers.

Mais pourquoi me recevrait-il?

C’est une question que l’on se pose souvent au démarrage de la démarche.

De fait, vos interlocuteurs ont eux aussi intérêt à recevoir des gens dans une démarche réseau. En premier lieu, un professionnel responsable se doit d’être en veille sur ce qui se passe dans son domaine. A travers ses échanges réseau, il déploie ses antennes. En particulier, il reçoit des personnes qui pourraient demain être dans son équipe. Il anticipe les plans de succession de ses collaborateurs. Ainsi, si l’un d’eux part, ou s’il souhaite le remplacer, il regardera d’abord dans son réseau personnel et celui de ses pairs. Il évitera ainsi de faire appel à un cabinet de chasse et de payer des honoraires de recherche.

De plus, tout entretien réseau est gagnant-gagnant car votre interlocuteur accroît son propre réseau. Il profite des informations que vous lui apportez et est sans doute flatté dans son ego pour avoir été sollicité. Et qui sait? Ce sera peut-être lui qui vous sollicitera dans quelques années,

Bien démarrer son réseau

Alors par où commencer? Le point de départ est votre projet professionnel : quelles sont vos compétences ? Quels sont vos goûts ? Qu’est-ce que vous avez envie de faire ? Avec quels atouts ?

Ensuite, dressez impérativement deux listes:

  • La liste de vos contacts de rang 1 (« premier cercle ») : il s’agit des personnes que vous pouvez facilement solliciter car vous les connaissez bien. La phrase d’accroche est par exemple:  « Je suis en train de réfléchir à mon projet et j’aimerais avoir ton avis. On peut se voir ? « 
  • La liste de vos entreprises-cibles : les entreprises où vous aimeriez réaliser votre projet.

Commencez par les entretiens avec votre « premier cercle ». Ils visent deux objectifs. Tout d’abord, avoir des retours bienveillants, mais sans complaisance, sur votre projet, et des conseils et arguments qui étoffent votre discours. Ensuite et surtout, obtenir des noms de personnes que vous ne connaissez pas mais que connaît votre interlocuteur. Des personnes que vous pourrez solliciter de sa part puisque c’est bien l’objectif de la démarche réseau. Ce sont les contacts de rang 2.

La démarche réseau commence réellement quand vous vous apprêtez à solliciter ces personnes que vous ne connaissez pas. Il s’agit maintenant de décrocher au téléphone un rendez-vous face-à-face, en donnant envie à cette personne qui ne vous connaît pas de bien vouloir vous accorder de son temps.

La prise de rendez-vous

Afin d’obtenir un rendez-vous pour un entretien réseau, soyez concis, car, en l’appelant, vous pouvez déranger votre interlocuteur. Soyez précis sur la demande comme, par exemple « je souhaite recueillir des informations sur tel sujet dont vous êtes un spécialiste pour enrichir mon projet professionnel ». Cela rassure le contact: il pourra apporter les informations recherchées et ne perdra pas son temps avec quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut.

Réfléchissez avant l’appel à ce que vous allez lui dire, très précisément. Pour cela, rédigez un script qui restera à portée de main. Sans l’apprendre par cœur, répétez-le en boucle pour être à l’aise.

Qu’est-ce qui augmente la probabilité d’une rencontre dans cette prise de rendez-vous par téléphone?

  • Être très clair sur ma demande.
  • Ne pas demander un job et ni même le suggérer.
  • Souligner ce qui crée du lien entre nous : expériences communes, études similaires, secteurs proches…
  • Sélectionner les informations pertinentes
  • Dégager de l’énergie.
  • Sourire
Que dire au téléphone?

Votre discours au téléphone s’articule en 7 pas:

  1. Je valide que j’ai affaire au bon interlocuteur.
  2. Je me présente par mon prénom suivi de mon nom.
  3. J’indique mon « sésame », la personne dont je me recommande.
  4. Je déroule en 3 ou 4 phrases maximum l’objet de mon appel, en terminant par : « c’est pourquoi j’aimerais vous rencontrer »
  5. SILENCE et réponses à d’éventuelles questions complémentaires
  6. Nous nous mettons d’accord sur les détails pratiques pour le rendez-vous.
  7. « Merci. Au revoir. »

Si cela peut vous aider, préparez votre appel par un e-mail qui reprend les grandes étapes de votre discours téléphonique en mentionnant dans le titre le nom de votre « sésame ». Attention : le mail ne vous dédouane donc pas de l’appel téléphonique. Il est préparatoire. Parfois il facilite la prise de contact : « Ah oui ! Effectivement, j’ai reçu votre mail… C’est Madame XXX qui vous envoie, c’est ça ?… Que puis-je pour vous ? »

L’ENTRETIEN RÉSEAU

Un entretien réseau est de nature professionnelle. Il se passe dans un lieu professionnel, en face à face, et non par téléphone. Dans tout entretien réseau, ne demandez que ce que votre interlocuteur peut vous donner: des informations et/ou des noms de contacts. Evitez impérativement de demander un emploi ou un stage. En effet, le contact ne sera que très exceptionnellement en mesure de le proposer. Une réponse négative à cette demande le mettrait de surcroît mal à l’aise. Pas la peine d’arriver avec son CV. Il sera toujours temps de l’envoyer ultérieurement si nécessaire.

De fait, vous n’êtes pas en train de quémander : « par pitié, recevez-moi, je suis au chômage ! » et encore moins : « avez-vous un job pour moi ? » Vous échangez de professionnel à professionnel avec un interlocuteur qui pourrait demain être votre patron ou votre associé, vous confier une mission ou bien vous recommander auprès de l’un de ses homologues.

Comme tous les entretiens, celui de réseau se prépare soigneusement en amont: qu’attendez-vous de cet entretien (informations, contacts,…)? Quelles questions allez-vous poser dont la pertinence vous mettra en valeur et rendra l’échange agréable?

comment se passe l’entretien?

L’entretien commence par une présentation succincte, moins développée que pour un entretien de recrutement. En effet, vous ne voulez pas donner l’impression de rechercher un job. Vous rappelez ensuite votre connaissance commune. Puis vous annoncez l’objet de votre rencontre et ce que vous en attendez.

Vient ensuite le corps de l’entretien. Vous déroulez vos questions. Votre interlocuteur parle les trois-quarts du temps. Si le moment s’y prête, mentionnez une expérience qui vous valorise (une « réalisation probante » ).

Concluez l’entretien en trois temps. Résumez ce que vous retenez de l’échange et remerciez votre interlocuteur. Proposez-lui ensuite de mettre votre réseau à sa disposition (par exemple « si dans votre entourage, quelqu’un est intéressé par mon expérience, n’hésitez pas à lui dire de m’appeler de votre part, je le recevrais avec grand plaisir »).

Enfin, sollicitez-le pour d’autres contacts (par exemple, « Avez-vous dans votre entourage des personnes que je pourrais solliciter de votre part dans le même état d’esprit ? Des personnes que je pourrais rencontrer pour affiner encore mon projet ? Des personnes qui travaillent dans telle ou telle entreprise (d’où l’intérêt de la liste d’entreprises-cibles) ? ». Profitez-en pour demander des renseignements sur les personnes à contacter de sa part : numéro de portable ? Quand conseille-t-il de l’appeler ? Comment a-t-il fait sa connaissance? Peut-il la prévenir de votre appel ? etc. Cela facilitera la prise de contact.

A la fin, toujours remercier, plutôt deux fois qu’une, car reprendre contact avec une personne que l’on n’a pas remerciée est toujours un exercice délicat.

Exemples de démarrage d’entretiens
Exemple 1:

« Bonjour Monsieur, merci de me recevoir, c’est très aimable à vous. Je vous rappelle que c’est Mme XXXXX qui nous a mis contact. Comme je vous le disais au téléphone, j’ai travaillé dans ses équipes pendant 5 ans et ai vraiment apprécié cette période. Je crois que vous avez travaillé ensemble également, c’est bien ça ?

Pour me présenter en quelques mots : j’ai une expérience marketing dans tel domaine, j’ai en particulier travaillé sur tel sujet, j’ai eu l’occasion de lancer telle marque (sélectionnez des références qui lui parlent). Aujourd’hui j’envisage d’évoluer vers tel secteur. Vous-même étant un expert de ce secteur, j’aimerais vous poser quelques questions, recueillir votre avis avant d’aller plus loin dans ce projet. Je suis sûr que votre éclairage m’aidera beaucoup.

Pour commencer, parlez-moi de votre parcours…. »

Exemple 2 :

« Comme vous, j’ai une quinzaine d’années d’expérience dans les métiers de la finance et j’aimerais reprendre aujourd’hui une activité en franchise. C’est le saut que vous avez fait il y a maintenant 5 ans. Mme XXXXX m’a indiqué que vous en étiez ravi. Pourriez-vous m’en parler ? Ce qui a été facile ? Moins facile ? Ou vous en êtes aujourd’hui ? Etc. Et d’abord comment vous est venu ce projet de franchise ? »

Exemple 3 :

« J’ai côtoyé les médias en tant qu’annonceur tout au long de ma carrière, en particulier à tel moment ou pour telle entreprise. J’ai toujours eu envie de passer de l’autre côté de la barrière et de travailler pour un media. Je sais que ce n’est pas facile. Vous-même qui avez fait toute votre carrière côté medias, chez TF1 en particulier, qu’en pensez-vous ? Quels conseils pourriez-vous me donner ? Et d’abord, cette passion des médias, d’où vous vient-elle ? »

Exemple 4 :

« Je suis un expert des sujets logistiques dans un environnement industriel. J’ai travaillé chez XXXX et YYYY en particulier, y compris à l’international. Ma spécialité, c’est …. Aujourd’hui évidemment nos métiers sont impactés par les transformations numériques et je me demande dans quelle mesure mes expériences pourraient être transférables dans une société en pointe dans ce domaine. Vous connaissez bien ces problématiques et ces enjeux et j’aimerais pouvoir en parler avec vous. C’est pourquoi Mme XXXXX m’a fortement conseillé de vous rencontrer et c’est pourquoi je suis là aujourd’hui !

Pour ma part il me semble que…. Partagez-vous ce diagnostic ? Etc … »

Importance des réseaux sociaux

Sur ces formidables outils pour multiplier les sources de réseautage, comme LinkedIn en particulier, vous recherchez parmi les contacts de vos contacts  ceux qui peuvent vous intéresser. Pour cela, vous utilisez différents filtre comme les entreprises, le type de job, le diplôme, la nationalité …N’oubliez pas de valider auprès de votre contact de rang 1 que vous pouvez solliciter de sa part ses contacts à lui, donc de rang 2 pour vous.

Entretenir son réseau

Maintenir le contact, surtout s’il était intéressant et intéressé, se fait de plusieurs façons. Tout d’abord, par un e-mail de remerciement et une invitation sur LinkedIn. Ensuite, donnez des nouvelles sur les entretiens obtenus grâce à lui. Transmettez un article lié à votre conversation. Ou informez-le d’une conférence sur un sujet partagé. Bref, si le contact semble précieux, recherchez un alibi pour maintenir votre présence à son esprit.

Garder le bon rythme

Un bon rythme de croisière est de réaliser un entretien réseau quotidien. Cela en fait une vingtaine par mois. On estime que 60 à 100 entretiens réseau ouvrent 3 pistes d’emploi dont la bonne. C’est donc un travail qui porte ses fruits après 3 à 6 mois.

C’est pourquoi il est bon de commencer cette approche réseau dès que le projet s’est décanté, en même temps que les annonces et non pas après, quand celles-ci n’ont pas apporté le résultat escompté. D’ailleurs les deux stratégies se nourrissent : des contacts réseau aident à renforcer le discours en réponse à une annonce ou à préparer un entretien.

A vous de jouer

Construire son réseau dès maintenant est essentiel pour réussir professionnellement. Le réseautage permet d’accéder à des opportunités cachées, d’échanger des idées et des conseils précieux, et de laisser une impression positive pour de futures recommandations. En utilisant les réseaux sociaux professionnels et en entretenant régulièrement ses contacts, vous maximiserez vos chances de succès.

Alors, commencez dès aujourd’hui à bâtir votre réseau pour ouvrir les portes de votre avenir professionnel !

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Psychologie

Le Désengagement Moral : le Comprendre et en Reconnaître les Mécanismes

Comment des individus ordinaires justifient des comportements contraires à l’éthique sans éprouver de culpabilité ?

L’affaire de Mazan, ce viol collectif organisé pendant dix ans par le mari d’une victime sous sédation, a été l’objet d’une immense vague médiatique. L’un des aspects les plus frappants de ce crime hors-norme est que les agesseurs n’étaient, pour la plupart, ni des monstres, ni des marginaux, mais plutôt des pères de famille souuvent bien insérés dans la société. Comment des gens normaux ont-ils pu continuer à vivre sans remord après de tels actes, voire les perpétrer à plusieurs reprises ?

Pour expliquer une telle attitude, le psychologue Albert Bandura a développé le concept de désengagement moral. Celui-ci décrit les processus par lesquels les individus justifient des comportements contraires à leurs valeurs morales sans ressentir de culpabilité. Ces mécanismes permettent de rationaliser des actions nuisibles et de maintenir une image de soi positive malgré des comportements éthiquement inacceptables.

Histoire du Concept

Bandura introduisit le concept de désengagement moral dans les années 1980. Le chercheur, connu pour sa théorie socio-cognitive de l’apprentissage social, a exploré comment les individus peuvent apprendre des comportements par l’observation et l’imitation. Il a ensuite étendu cette théorie pour inclure les mécanismes par lesquels les gens s’absolvent des sanctions morales de leurs actions, permettant ainsi des comportements nuisibles sans remords.

Mécanismes du Désengagement Moral

Le désengagement moral est l’ensemble de mécanismes cognitifs qui désactivent l’autorégulation morale. Il permet de prendre des décisions contraires à l’éthique sans culpabilité. Il opère de plusieurs façons :

  • Justification morale : Les individus présentent leurs actions nuisibles au service d’un but positif. Par exemple, la violence est nécessaire pour maintenir l’ordre ou protéger des valeurs importantes.
  • Utilisation d’un langage euphémique : L’emploi de termes neutres pour décrire des actions répréhensibles les adoucit. Par exemple, dire « dommages collatéraux » au lieu de « morts civiles » minimise l’impact perçu des actions. Ou encore le « traitement » terme employé pendant la Seconde Guerre Mondiale pour désigner l’extermination des Juifs d’Europe
  • Comparaison avantageuse : Comparer ses propres actions à des comportements bien pires pour les rendre plus acceptables. Par exemple, un employé qui vole de petites sommes d’argent peut se justifier en se comparant à des criminels de grande envergure.
  • Déplacement de responsabilité : Les individus se déchargent de la responsabilité de leurs actions en la transférant à une autorité supérieure ou à des circonstances extérieures. Par exemple, Adolf Eichmann a prétendu lors de son procès qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres.
  • Diffusion de responsabilité : Lorsque la responsabilité est partagée entre plusieurs personnes, chaque individu se sent moins coupable. Par exemple, dans un groupe, chacun peut penser que les autres sont responsables.
  • Distorsion ou minimisation des conséquences : Les individus ignorent ou minimisent les effets négatifs de leurs actions. Par exemple, un pollueur peut minimiser l’impact environnemental de ses activités.
  • Déshumanisation : Les victimes sont perçues comme moins humaines ou moins dignes de considération morale. Par exemple, en temps de guerre, l’ennemi peut être décrit comme une menace déshumanisée.
  • Attribution de blâme : Les individus blâment les victimes pour les actions subies. Par exemple, un agresseur peut prétendre que la victime a provoqué l’agression.
antécédents et conséquences

Des travaux de recherche, en particulier ceux menés par Detert sur des étudiants de Cornell University, ont montré que plus la personne se désengageait moralement, plus elle commettait des actions contraires à l’éthique (par exemple tricher aux examens). Les mêmes travaux ont montré que moins une personne est empathique, plus elle a tendance a se désengager moralement. De même, plus elle éprouve de ressentiment ou moins elle fait confiance aux autres.

Exemples Historiques

Dans son ouvrage “Moral Disengagement”, Bandura présente plusieurs domaines d’application de sa théorie :

  • Les médias : en particulier comment la violence à la télévision impacte les spectateurs
  • L’industrie des armes aux Etats-Unis : comment les pro-armes justifient la défense de leurs droits
  • Le monde de l’entreprise : sur la manière qu’ont certaines entreprises de prendre des décisions contraires à l’éthique
  • Le terrorisme : comment les groupes terroristes justifient leurs attentats
  • La protection de l’environnement : sur la façon de justifier les comportements qui portent atteinte à l’environnement

Le scandale Enron est un exemple classique de désengagement moral dans le monde des affaires. Enron, une entreprise américaine du secteur de l’énergie, a commis une fraude comptable massive au début des années 2000. Les dirigeants de l’entreprise ont utilisé plusieurs mécanismes de désengagement moral pour justifier leurs actions en particulier:

  • Justification morale : Ils ont présenté leurs actions comme nécessaires pour maintenir la compétitivité de l’entreprise.
  • Langage euphémique : Des termes comme « optimisation fiscale » ont été utilisés pour adoucir la réalité de la fraude.
  • Diffusion de responsabilité : La responsabilité a été partagée entre de nombreux cadres (cabinets d’avocat, experts-comptables), réduisant le sentiment de culpabilité individuel.

Le scandale a finalement conduit à la faillite de l’entreprise et à des réformes majeures dans la réglementation financière.

Conclusion

Le désengagement moral est un mécanisme puissant qui permet aux individus de rationaliser des comportements nuisibles. En comprenant ces mécanismes, nous pouvons mieux les reconnaître en nous-mêmes et chez les autres, et travailler à les contrer pour favoriser un comportement plus éthique et responsable.

Lors d’un prochain article, nous analyserons comment cette théorie s’applique aux crimes perpétrés à Mazan.

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Insertion professionnelle

Les Réalisations Probantes : Un Outil Clé pour Valoriser Vos Compétences

Les réalisations probantes, preuves tangibles de vos compétences, sont essentielles pour renforcer votre crédibilité dans le cadre de votre carrière

Les réalisations probantes (RP) sont des preuves tangibles de vos compétences et de vos succès professionnels. Grâce à elles, vous démontrez votre valeur ajoutée, que ce soit pour une candidature à un poste, une promotion ou une évaluation de performance.

Mais qu’est-ce qu’une réalisation probante, à quoi sert-elle et comment la produire ? Pour cela, cet article explore ces questions et propose un exemple concret pour illustrer le concept.

Qu’est-ce qu’une réalisation probante ?

Aujourd’hui un recruteur ne demande pas à un candidat de citer ses compétences mais de les prouver en les illustrant. Savoir démontrer nos compétences en racontant comment nous les mettons en œuvre est un plus face à un recruteur. Les RP sont des pièces destinées à décrire son parcours professionnel comme une histoire positive et convaincante. C’est un des éléments-clé de la méthode AVARAP.

Une RP apporte la preuve concrète de votre capacité à atteindre des résultats significatifs dans votre domaine professionnel. Elle consiste notamment en des missions ou actions réalisées dans votre vie professionnelle ou personnelle, ayant produit des résultats dont vous êtes fier. Elle peut ainsi prendre la forme de projets réussis, de rapports d’analyse, de stratégies mises en œuvre, ou de toute autre contribution mesurable et vérifiable.

À quoi sert une réalisation probante ?

En faisant l’inventaire de ses RP, une personne en recherche d’emploi engrange plusieurs bénéfices :

  • Reprendre confiance en soi : En identifiant et en prenant conscience de ses succès, elle renforce son estime personnelle.
  • Démontrer ses compétences : Elles montrent ses compétences en action, au-delà des simples affirmations sur un CV ou une lettre de motivation
  • Préparer son projet professionnel : Les RP l’aident à définir ses compétences et à élaborer un projet professionnel cohérent.
  • Briller en entretien : Elles permettent de démontrer ses compétences de manière concrète et convaincante lors des entretiens. Elles renforcent sa crédibilité auprès des employeurs, collègues et clients.
  • Développer sa carrière : Elles aident à identifier ses points forts et à orienter son développement professionnel.

Or, avoir des compétences ne suffit pas. Il faut aussi savoir en parler d’une manière convaincante. C’est pourquoi s’approprier ses RP, bien les connaître et les incarner en les racontant est fondamental.

Comment construire une réalisation probante ?

Trois étapes sont utiles pour produire un inventaire de ses RP :

  1. Choisir des réalisations pertinentes qui soient:

    • Transférables : Utilisables dans d’autres métiers.
    • Evocatrices : Compréhensibles et convaincantes.
    • Calibrées : Ni trop larges, ni trop étroites.
  2. Structurer les RP : selon le canevas
    • Circonstances : Décrire le contexte (date, lieu, fonction).
    • Mission et Enjeu : Expliquer la mission et son importance.
    • Analyse : Diagnostiquer la situation.
    • Actions : Décrire les actions entreprises.
    • Résultats : Présenter les résultats obtenus.
    • Compétences : Identifier les compétences mises en œuvre.
  3. Les valider et les affiner : selon la check-liste

    • Clarté et Cohérence : la RP est-elle claire et compréhensible par tous ? Est-elle pertinente ? Y a-t-il cohérence entre les différents éléments la structurant ?
    • Conviction : L’intervenant est-il convaincant en présentant sa RP ?
Exemple de réalisation probante

Imaginons une juriste d’entreprise, Marie, qui souhaite démontrer ses compétences d’analyse et de synthèse. Voici un exemple de réalisation probante qu’elle a construite :

  • Circonstances : On a demandé à Marie d’analyser et de synthétiser les risques juridiques liés à l’expansion internationale de son entreprise dans trois nouveaux marchés (États-Unis, Allemagne et Chine).
  • Mission et enjeu : Cette mission devait permettre de diminuer le risque lié à l’expansion internationale de la firme, ainsi que le temps nécessaire pour décider de l’implantation dans un nouveau pays.
  • Actions :
    • Analyse des réglementations locales : Tout d’abord, la juriste a étudié les réglementations locales de chaque marché, identifiant ainsi 150 lois et régulations pertinentes.
    • Évaluation des risques : Ensuite, elle a évalué les risques pour l’entreprise, en identifiant 25 risques majeurs et 40 risques mineurs.
    • Synthèse des informations : Enfin, elle a synthétisé ces informations dans un rapport de 30 pages, mettant en avant les 10 risques les plus critiques et proposant des stratégies d’atténuation pour chacun.
  • Résultats :
    • Réduction des risques : Grâce à ses recommandations, l’entreprise a pu réduire les risques juridiques de 60 %.
    • Gain de temps : De plus, le rapport a permis à l’équipe de direction de prendre des décisions éclairées en 50 % moins de temps que prévu.
    • Économies financières : Enfin, les stratégies d’atténuation proposées ont permis d’économiser environ 500.000 € en coûts potentiels de litiges.

Cet exemple démontre clairement la capacité de la juriste à analyser des informations complexes, à les synthétiser de manière concise et à fournir des recommandations pratiques et quantitativement mesurables.

CONSEILS POUR CONCEVOIR DE BONNES RÉALISATIONS PROBANTES

Pour identifier et mettre en valeur vos réalisations probantes, voici quelques étapes à suivre :

  • Réfléchissez à vos expériences passées : Tout d’abord, pensez aux projets, tâches ou responsabilités où vous avez eu un impact significatif. Ensuite, notez les moments où vous avez atteint ou dépassé vos objectifs. Par ailleurs, consultez vos évaluations de performance : relisez-les pour identifier les points forts et les succès mentionnés par vos supérieurs. De plus, pensez aux récompenses ou reconnaissances que vous avez reçues.
  • Identifiez les moments clés : Ensuite, notez les projets importants auxquels vous avez contribué et les résultats obtenus. De même, souvenez-vous des défis que vous avez relevés avec succès.
  • Quantifiez vos réalisations : Par la suite, décrivez les impacts concrets de vos actions. En outre, utilisez des chiffres pour illustrer vos succès (par exemple, augmentation du chiffre d’affaires de 20%).
  • Soyez précis et détaillé : Expliquez comment vous avez atteint vos objectifs. En plus, détaillez les compétences et les qualités que vous avez mises en œuvre.
  • Gardez des notes régulières : À l’avenir, prenez l’habitude de noter vos résultats et les actions que vous entreprenez pour faciliter ce travail.
  • Soyez concis : Enfin, vous devez être capable d’exprimer une RP en deux minutes environ.

Il est bon de travailler une ou deux RP en situations d’échec à portée pédagogique en soulignant les enseignements tirés pour éviter que la situation ne se reproduise.

Pour finir

Les réalisations probantes sont des outils puissants pour démontrer vos compétences et votre valeur professionnelle. En les identifiant et en les documentant soigneusement, vous pouvez renforcer votre crédibilité et accélérer votre développement de carrière. N’hésitez pas à mettre en avant vos succès et à les utiliser comme levier pour atteindre vos objectifs professionnels.

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Insertion professionnelle Mentorat

Le Projet Professionnel : Votre Boussole vers l’Emploi

Un projet professionnel bien défini est la clé pour réussir sa recherche d’emploi.

Le projet professionnel permet de définir un parcours clair et structuré vers l’emploi. Il précise notamment les activités du métier visé. Et aussi les forces de la personne par rapport aux pré-requis de ce métier. Ses faiblesses et la manière dont elle va les pallier. Enfin l’état du marché et sa capacité à y pénétrer.

Dans cet article, nous allons découvrir ses différentes facettes.

Un projet professionnel : pourquoi faire?

Voici quelques raisons pour lesquelles il est crucial :

  • Orienter et motiver : les moins expérimentés dans la recherche d’emploi identifient leurs intérêts, leurs valeurs, leurs compétences et les conditions de travail désirées. Cela renforce ainsi leur motivation et leur engagement
  • Planifier sa carrière : bien défini, le projet permet de planifier les étapes pour atteindre ses objectifs de carrière. En particulier la formation, les stages et les expériences professionnelles
  • Aider l’accompagnement : Il facilite le suivi, en particulier par les conseillers en insertion professionnelle. Ils peuvent alors proposer des solutions adaptées aux besoins de chaque personne
  • Vérifier l’adéquation avec le marché: il décrit les compétences requises pour le poste souhaité. Ainsi il identifie l’écart avec les compétences de la personne. Il confirme aussi qu’un marché existe pour ce poste
  • Rechercher des opportunités : avec un projet clair, la personne cible mieux les opportunités de formation et d’emploi adéquates
  • Préparer les entretiens: plus le projet professionnel sera précis et documenté, plus il sera facile de préparer un entretien de recrutement. On pourra alors facilement écrire une présentation de ce projet professionnel. Ou bien articuler son parcours pour démontrer que l’on a plusieurs des compétences requises pour le poste. Ou encore répondre aux questions du recruteur sous forme de mise en scène de réalisations probantes (voir le coup de fil)
Que contient-il?

Un projet professionnel comporte a minima les rubriques suivantes:

  • La mission visée: métier, secteur, rattachement hiérarchique, liste des activités y compris celles critiques, fourchette de rémunération, critères de performance de la fonction, parcours typique des personnes en poste
  • Le marché pour ce poste: le marché est-il porteur? Obstacles actuels, entreprises cibles
  • La personne dans ce poste: atouts (envies, compétences illustrées par des réalisations probantes, expérience, cv), freins: compétences manquantes, facteurs de différenciation

La durée d’élaboration d’un projet professionnel dépend de plusieurs facteurs. Quelle connaissance a-t-on du secteur et de la fonction visés? Le marché est-il porteur? Le projet est-il complexe? Y a-t-il urgence de l’intervenant à aboutir? S’agit-il d’un projet de création? etc.

Comment le rédiger?

La rédaction d’un projet professionnel se fait en trois étapes :

  1. Auto-évaluation : l’intéressé commence par une réflexion sur ses compétences, ses intérêts et ses valeurs. Par exemple, des outils comme des tests de personnalité ou des bilans de compétences peuvent être utiles. En outre, une approche collective telle que celle de l’AVARAP permet d’avoir des retours constructifs sur cette auto-évaluation
  2. Recherche d’informations : Il est important de se renseigner sur les métiers, les secteurs d’activité, les entreprises-cibles et les formations disponibles. Pour cela, les missions locales et les centres d’information et d’orientation peuvent fournir des ressources précieuses. Il est également important de rencontrer des gens qui exercent le métier correspondant au projet professionnel (voir l’entretien informationnel)
  3. Rédaction du document : Le projet professionnel doit être rédigé de manière claire et structurée en s’inspirant du plan-type précédent. Les plus jeunes ont quelquefois du mal à formaliser leur projet. Si c’est le cas, il est capital que l’accompagnant (conseiller en insertion, parrain) se bâtisse une idée du projet de la personne pour identifier les carences dans sa réflexion. Il est une sorte de boussole qui oriente l’accompagnement (voir la posture de l’accompagnant)
un processus itératif

L’intéressé construit son projet professionnel et le met constamment à jour à partir des informations provenant des entretiens informationnels, des recherches personnelles, de salons professionnels et, s’il en bénéficie, de l’aide de l’accompagnant ou du groupe. C’est un processus itératif qui se construit dans le temps.

Pour éviter que le projet professionnel ne soit conçu en vase clos, la personne trouve souvent utile de le présenter à quelqu’un comme son conesiller d’insertion ou son coach, comme il le ferait à un professionnel qui ne le connaît pas. Ainsi, dans une démarche de recherche collective, comme celle de l’AVARAP, le bénéficiaire reçoit des retours du groupe qui contribuent à améliorer son projet et à en éprouver la cohérence.

Comment l’utiliser?

Une fois rédigé, le projet professionnel peut être utilisé de plusieurs façons :

  • Outil de communication : Il peut être présenté aux conseillers en insertion, aux employeurs potentiels et aux organismes de formation pour montrer la détermination et la clarté des objectifs du bénéficiaire.
  • Guide personnel : Le projet sert de feuille de route pour la personne en recherche, l’aidant à rester concentrée et motivée tout au long de son parcours.
  • Évaluation et ajustement : Il est important de revoir régulièrement le projet pour évaluer les progrès et ajuster les objectifs et le plan d’action en fonction des nouvelles expériences et des opportunités qui se présentent.

En conclusion, le projet professionnel est un outil puissant pour toute personne en recherche, y compris les jeunes éloignés de l’emploi. De fait, il offre une direction claire et un soutien structuré pour atteindre ses objectifs de carrière.

 

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Communication Psychologie Toastmasters

Comment mieux évaluer avec la pratique délibérée ?

Découvrez dans cet article comment appliquer les principes scientifiques de l’apprentissage à l’évaluation Toastmasters, une compétence essentielle pour développer votre art oratoire

Dans un article précédent, nous avons vu comment s’améliorer en improvisations grâce à la pratique délibérée. Cette dernière est une méthode scientifique pour acquérir et améliorer n’importe quelle compétence.

Aujourd’hui, nous allons montrer comment vous pourriez appliquer ces principes à l’évaluation Toastmasters. L’évaluation constitue la clé de voûte de la méthode Toastmasters. Car elle permet d’aider les orateurs à s’améliorer et à gagner en confiance.

Qu’est-ce que la pratique délibérée ?

Pour rappel, la pratique délibérée se distingue de la simple pratique par plusieurs caractéristiques :

  • Elle se fixe un objectif spécifique et mesurable, qui correspond au niveau de performance souhaité.
  • Elle implique de se confronter à des défis qui dépassent nos capacités actuelles.
  • Elle a besoin d’un retour immédiat et constructif, pour identifier nos erreurs et nos points à améliorer.
  • Elle se focalise sur le processus plutôt que sur le résultat. Elle cherche à comprendre les principes sous-jacents à la compétence visée.
  • Elle repose sur la répétition et la révision régulières, pour consolider les acquis et renforcer la mémoire.
  • Elle s’inspire des meilleurs, en se comparant aux experts du domaine et en s’appropriant leurs méthodes et leurs stratégies.
Comment appliquer la pratique délibérée a l’évaluation Toastmasters ?

De fait, l’évaluation de discours est l’exercice d’apprentissage le plus important dans la méthode Toastmasters. Elle permet de développer plusieurs compétences, en particulier l’écoute, l’attention, la formalisation d’un point de vue et l’expression de celui-ci devant un auditoire dans un temps limité (moins de 3 minutes et demie).

Voici comment vous pourriez utiliser les principes précédents de la pratique délibérée pour vous préparer et réussir vos évaluations :

avoir un objectif et se lancer un defi
  • Avoir un objectif spécifique et mesurable : avant de vous entraîner aux évaluations, définissez clairement ce que vous souhaitez améliorer. Par exemple, vous pouvez vouloir augmenter la durée de votre prise de parole, réduire votre stress, mieux structurer votre discours ou parler sans notes. Choisissez un objectif qui soit adapté à votre niveau actuel et qui soit quantifiable. Par exemple, vous pouvez mesurer la durée de votre évaluation, la fidélité de votre présentation orale par rapport à vos notes ou le nombre d’idées que vous développez.
  • Sortir de sa zone de confort : progresser, en évaluation comme ailleurs, nécessite de se mettre en difficulté. Et de trouver un terrain d’entraînement en solo, sans risque. Pour cela, la première étape est de se constituer une bibliothèque de discours cibles sur lesquels portera votre évaluation. D’ailleurs, les discours TEDx, comme celui-ci, sont une mine de discours sur des sujets très variés.
recevoir des retours et comprendre le fonctionnement
  • Obtenir un retour immédiat et constructif : un retour sur votre performance permet de savoir si vous avez atteint ou non votre objectif. Dans les clubs Toastmasters, l’évaluateur général de la séance est là pour donner un retour aux évaluateurs. Quand vous vous entraînez en solo, le mieux est de vous filmer ou de vous enregistrer, pour pouvoir analyser ensuite votre évaluation, votre voix, votre langage corporel… Vous pouvez aussi demander l’avis d’un mentor ou d’un pair expérimenté, qui saura vous donner des conseils personnalisés et des pistes d’amélioration.
  • Se concentrer sur le processus plutôt que sur le résultat : comprendre comment fonctionne une évaluation, quels sont les éléments qui la composent et comment les articuler en facilite la maîtrise. La pratique délibérée développe la conscience de ses forces et de ses faiblesses, de ses stratégies et de ses réflexes. Se concentrer sur la bienveillance qu’on témoigne dans une évaluation, sa capacité à argumenter, à donner des pistes utiles permet d’apprendre de ses erreurs et de ses succès, en identifiant ce qui a marché ou pas, et comment s’améliorer.
répéter et apprendre des meilleurs
  • Répéter régulièrement : pour ancrer les habitudes de l’évaluation, il faut les pratiquer fréquemment, au moins une fois par semaine, voire plus si possible.
  • Chercher à se comparer aux meilleurs évaluateurs : observez comment ils argumentent, comment ils structurent leur discours, comment ils utilisent leur voix, leur regard, leur geste… Essayez de comprendre ce qui fait leur force, leur originalité, leur impact. Vous pouvez pour cela assister à des concours interclubs où les meilleurs se comparent en évaluant le même discours.
pour aller plus loin

Les évaluations Toastmasters sont un excellent moyen de développer votre art oratoire. Mais pour en tirer le meilleur parti, il faut les pratiquer avec méthode et rigueur. La pratique délibérée est une approche scientifique qui vous permettra d’atteindre un niveau d’excellence dans cette compétence. En appliquant les principes de la pratique délibérée, vous verrez votre aisance verbale, votre confiance en vous et votre impact sur votre auditoire augmenter considérablement.

Vous voulez rencontrer des évaluateurs expérimentés et participer à une séance d’évaluation lors d’une prochaine réunion ? C’est par ici.

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Communication Toastmasters

Toastmasters 75 : le club qui vous ouvre les portes du monde grâce à l’anglais

Vous nous avez rendu visite dans le passé ? Peut-être êtes-vous déjà un adepte de la méthode Toastmasters en français ?

Passez maintenant à la vitesse supérieure : rejoignez un club anglophone !

Partenaire de l’Etincelle/SCINTILLE !, le club Toastmasters 75 offre un environnement bienveillant et stimulant, où chaque membre a la possibilité de s’améliorer en communication et en leadership.

Depuis 30 ans, le club Toastmasters 75 a accompagné des centaines de personnes dans leur parcours personnel et professionnel, en leur offrant formation, évaluation, conseils et soutien dans l’atmosphère amicale et paisible du Forum 104 à Montparnasse.

Pourquoi rejoindre Toastmasters 75 ? Voilà quelques raisons :

  • Apprendre les techniques de prise de parole spécifiques à l’anglais : Rejoindre Toastmasters 75 est une excellente occasion d’améliorer votre éloquence en anglais. Vous aurez l’opportunité de parler, d’écouter et de vous exprimer dans cette langue. Vous pourrez perfectionner votre prononciation, votre vocabulaire et votre aisance à l’oral.
  • Élargir vos opportunités professionnelles et personnelles : Maîtriser un anglais fluide et polyvalent est un atout majeur sur le marché du travail. Rejoindre Toastmasters 75 peut vous aider à développer vos compétences linguistiques et à renforcer votre CV. Le club rassemble des membres de différentes nationalités et cultures. Vous élargirez vos horizons et apprendrez à communiquer avec des personnes du monde entier.
  • Élargir son réseau : Toastmasters 75 offre un réseau international. Vous pourrez rencontrer des professionnels, des entrepreneurs et des leaders d’opinion venant de divers secteurs.
  • Devenir champion du monde de l’éloquence : Toastmasters 75 est souvent impliqué dans des concours de discours et d’évaluation au niveau international. C’est une opportunité de vous mesurer à des concurrents du monde entier.

Pour participer sans engagement à une réunion Toastmasters 75, il suffit de cliquer ici. Choisissez la date de votre réunion et remplissez le formulaire. IMPORTANT : n’oubliez pas d’inscrire le coupon code TM75FEB2024 pour bénéficier d’un crédit de 10€. Vous participerez ainsi gratuitement à la réunion.

N’hésitez pas à franchir la barrière linguistique et à explorer de nouvelles opportunités au sein de Toastmasters 75 ! 🌐🗣️

Et on termine en chanson !

ln the crowd, you may feel small

But let me tell you, you’ve got it all

Your voice is powerful, let it soar

Don’t hold back, unlock that door (oh-oh)

 

Take the stage, let your voice be heard (oh-oh)

Toastmasters 75, where dreams are served (woo!)

Speak your truth, light up the room

With confidence and skills, you’ll conquer gloom (yeah-yeah)

Join the journey, embrace the fear

Toastmasters 75, your path is clear (oh)